Successivement centre d'apprentissage de garçons, collège d'enseignement technique et depuis lycée professionnel, l'établissement de l'avenue Pasteur à toujours conservé le même nom de bâthème... qui n'est pas celui de l'inventeur du vaccin antirabique, mais celui d'un authentique Antibois.
Si peu de nos concitoyens savent que l'établissement porte le nom de Jacques Dolle, plus rares encore sont ceux qui savent qui est Jacques Dolle.
Né à Antibes vers 1720, Jacques Dolle sans être issue de l'aristocratie jouissait d'une certaine fortune venant de son père. Dés son plus jeune âge, il rêvait de se couvrir de gloire. Après avoir parcouru le monde sans atteindre son but cet ouvrier sculteur revient dans sa ville natale où il se met à étudier les grands maîtres de l'art.
Artiste, Jacques Dolle est idéaliste par excellence. Il ne se sent pas le courage de travailler pour de l'argent et les mauvaises langues ne manquent point de le qualifier de "paresseux ruinant ses parents, avant de les mener dans la tombe".
On dit parfois qu'on l'aperçoit souvent la nuit, dans les jardins d'un honorable marquis où il se promène avec une ombre blanche que l'on voit parfois se confondre avec la sienne.
Jacques Dolle est réhabilité bien plus tard, lorsqu'on apprend qu'il n'a jamais ruiné ses parents et que le présence féminine qui occupe ses esprtis n'est autre qu'une status en albâtre découverte dans une villa romaine de l'ancienne Antipolis.